Ce blog ne représentequ'une infime partie du site génétal de la DÉMOSOPHIE

jeudi 25 septembre 2014

EBOLA: Brevet, vaccins, propriétaires

A l'heure où les dénonciations s'accumulent contre les américains accusés de provoquer l'épidémie Ebola, certains témoignages et certaines coïncidences obligent à se poser des questions sur les vaccins:

 

- L'épidémie commence juste après une campagne de vaccination 

- Un acteur est surpris jouant le rôle d'un malade... 

 

Dans divers pays des parents sont condamnés en justice pour refuser de vacciner leurs enfants, mais en même temps des sommités médicales dénoncent les mensonges des services de "santé"!

En Colombie après une campagne de vaccination contre le papillome, plus de 200 jeunes filles sont hospitalisées en urgence, les autorités sanitaires sont débordées, le dr Francisco VEGA dénonce la dangerosité du vaccin... et les autorités du pays préfèrent conclure que toutes ces jeunes filles ont été atteintes "d'hystérie collective" !!!

Après le Dr Diane Harper et de nombreux autres dans divers pays, des professionnels français dénoncent à leur tour: 

En France, le Pr Henri Joyeux, cancérologue et chirurgien, joue sa carrière en dénonçant le danger des vaccins contre le papillome.

Des alertes de ce genre se multiplient dans divers pays d'Europe, mettant en garde contre les vaccins. 

 

 

 Alors, qu'une pandémie soit déclenchée pour justifier la loi martiale et forcer la vaccination des populations pour les infecter avec Ebola ou autre, cela vous paraîtrait un scénario trop cynique ? 

(Combien pensent en ce moment: "oh non, ils n'oseraient tout de même pas!)...

 

 

Ébola: Le gouvernement américain via son Centre pour le Contrôle des Maladies, possède le brevet du virus et des vaccins…

On ne peut pas "patenter, breveter" la nature… Si le virus est breveté, c’est que le virus a été créé artificiellement… Une crise sanitaire mondiale rapporterait très gros à certains, tuerait beaucoup de gens et permettrait d’imposer loi martiale, quarantaine, inoculations et grille de contrôle. L’occasion d’imposer la dictature mondiale ? Le rêve pour certains élitistes eugénistes comme le professeur de biologie de l’université d’Austin, Texas, Eric Pianka.
Une chose est certaine, plus on cherche et plus on trouve de convergence d’intérêt chez les psychopathes du haut de la pyramide du système.
– Résistance 71 –

Le Centre de Contrôle des Maladies (CCM ou CDC en anglais), l’Institut National de la Santé (NIH) et Bill Gates sont propriétaires des patentes, brevets sur tout vaccin pour ébola et affiliés… La vaccination obligatoire n’est plus bien loin.

Dave Hodges

17 Septembre 2014

url de l’article original:
http://www.thecommonsenseshow.com/2014/09/17/the-cdc-nih-bill-gates-own-the-patents-on-existing-ebola-related-vaccines-mandatory-vaccinations-are-near/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

J’ai rapporté précédemment que Monsanto, ou Monsatan comme certains aiment à l’appeler, était entré en partenariat avec le ministère de la défense pour utiliser une tierce partie par procuration pour développer le vaccin contre le virus ébola. Les fonds de départ étaient de 1,5 million de dollars. La valeur de l’accord pourrait s’accroître jusqu’à une estimation de 86 millions de dollars. Le nom de l’entreprise est Tekmira Pharmaceuticals Corporation (TKMR) (TKM.TO), un développant majeur de thérapies ARN interférence ou ARNi.
. “TKM-Ebola, une thérapie ARNi anti-virus Ébola est en train d’être développée sous contrat de 140 millions de dollars avec le Medical Countermeasure Systems BioDefense Therapeutics (MCS-BDTX) Joint Product Management Office du ministère de la défense US.” Aussi choquante que puisse potentiellement être cette nouvelle, la véritable info est que ceci ne constitue pas la partie la plus importante de la menace ébola qui a envahie les Etats-Unis. La vérité est que ces assocations auxquelles on ne peut faire nulle confiance lorsqu’on en vient à la lutte contre un virus comme l’ébola, ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.
Plus on creuse pour savoir qui est derrière la création et le développement des vaccins pour traiter l’Ébola et plus les réseaux de conspiration s’élargissent. La chose la plus incroyable est de voir comment il est facile de localiser toutes ces informations. Je veux être clair sur ce point: Ébola fut inventé, un vaccin contre Ébola a existé depuis 8-10 ans, Quelques institutions sponsorisées par le gouvernement ainsi que quelques personnes de l’élite globaliste se sont positionnées pour profiter énormément de la dissémination du virus et du développement et de la dissémination de vaccins anti-Ébola qui deviendront obligatoires et l’imposition de la loi martiale dans le processus. En voici la preuve.
Les espèces de virus Ébola humain et les compositions et méthodes de celui-ci CA 2741523 A1
De manière incroyable le Centre pour le Contrôle des Maladies (CCM ou CDC pour l’acronyme anglais) est propriétaire de “la” patente sur le virus Ébola et toutes ses futures variations.
La section “Summary of the Invention” du document de patente/brevet affirme aussi clairement que le gouvernement américain clâme la “propriété” sur tous les virus Ébola dont certains partagent aussi peu que 70% de similitudes avec le virus Ébola qu’il a “inventé”:
Pourquoi est-ce qu’une organisation gouvernementale clâmerait-elle d’avoir “inventé” cette maladie infectieuse et ensuite affirmerait un monopole sur son exploitation à des fins commerciales ? Il est très clair que le CCM planifie de demander des droits d’auteur/inventeur sur les vaccins contre Ébola. Ceci certainement augmente les chances pour que le(s) vaccin(s) deviennent obligatoires, augmentant ainsi le profit potentiel pour les détenteurs du brevet.
Publication number CA2741523 A1
Publication type Application
Application number CA 2741523
PCT number PCT/US2009/062079
Publication date Apr 29, 2010
Filing date Oct 26, 2009
Priority date Oct 24, 2008
Also published as EP2350270A2, 4 More »
Inventors Jonathan S. Towner, Stuart T. Nichol, James A. Comer, Thomas G. Ksiazek, Pierre E. Rollin
Applicant Jonathan S. Towner, 5 More »
Export Citation BiBTeX, EndNote, RefMan
Classifications (21), Legal Events (1)
External Links: CIPO, Espacenet

De manière très claire, Ébola a été fabriqué par l’homme et ce brevet prouve cette affirmation. Pourquoi le CCM a t’il besoin de posséder un brevet/patente sur Ébola ? Peut-être devrions-nous demander à Bill Gates qui a donné 50 millions de dollars à l’ONU et au CCM pour lutter contre le virus Ébola (voir la vidéo sur l’article original, en anglais). Le CCM s’est associé dans sa lutte contre Ébola avec Crucell, l’Institut National de la Santé (NIH) et l’ Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID) et bien sûr, la fondation Bill & Melinda Gates.
Depuis quand Bill Gates ne voudraient-ils pas un retour sur investissement (RI) ? Gates and Michael Bloomberg ont déjà contribué à de larges sommes d’argent pour de multiples causes de vaccinations comme la Global Polio Eradication Initiative lancée originellement en 1988 par l’OMS, le Rotary, le CCM et l’UNICEF. Le RI a été impressionnant…
Gates a annoncé qu’il planifie de faire vacciner chaque enfant du tiers monde avec de multiples vaccins, et selon ses dires, cela pourrait résulter en une dramatique réduction de la population de l’ordre de 10 à 15%. Réalisez-vous les profits colossaux qui peuvent être réalisés en vaccinant chaque enfant du tiers monde ? Si nous appliquons le penchant de Gates à investir dans des causes qui produisent une très bon RI, on peut raisonnablement penser que Gates est en train de se positionner pour bien profiter des 50 millions qu’il a investi dans la cause Ébola, qui de manière très convéniente inclue également le CCM, le propriétaire du brevet déposé sur Ébola.
Le NIH détient présentement toutes les patentes/brevets sur les vaccins contre Ébola Crucell est plus comme Tekirama et Monsanto car ce sont eux qui gèrent la science pour les patentes des traitements par vaccins ébola.
Ce qu’on ne vous dit pas. Info prises depuis le site internet de Crucell: Crucell’s Website
  • Crucell développe un vaccin contre Ébola en collaboration avec la Vaccine Research Center ou Centre de Recherche Vaccinal (VRC) de l’Institut National des Allergies et des Maladies Infectieuses (NIAID). Le vaccin a prouvé protéger les singes cobayes complètement avec une simple dose du vaccin.
  • Dans les termes de l’accord avec le VRC, Crucell a une option pour les droits de commercialisations dans le monde entier du vaccin anti-Ébola.
  • Le vaccin anti-ébola de Crucell est entré dans la phase 1 des essais cliniques dans le 3ème quart de 2006. Deux groupes de 16 volontaires se sont enrôlés et ont été vaccinés. L’étude a montré une sécurité et une immunogénécité aux doses évaluées.
  • En Octobre 2008, Crucelle a sécurisé une récompense NIAID/NIH pour faire avancer le développement des vaccins Ébola et Marburg avec pour but ultime le développement d’un vaccin polyvalent filovirus.
  • La récompense fournit des fonds jusqu’à 30 millions de dollars, avec des options additionnelles valant plus de 40 millions de dollars.
Comprenez-vous à quel point les médias nous mentent sur ce sujet ? Le travail sur le virus Ébola, sanctionné par le détenteur du brevet pour le vaccin, le NIH, s’est effectué depuis au moins 2004 avec des essais cliniques du vaccin en 2006. Ceci explique également pourquoi le CCM et le NIH amène des patients Ébola aux Etats-Unis pour les traiter. Le moment où un patient atteint du virus Ebola passe la frontière américaine, il devient la propriété intellectuelle du CCM, du NIH et de la Fondation Bill & Melinda Gates ! Comment ne pourrions nous pas croire que ceci est les dialectique hégélienne du problème, réaction, solution portée à son comble ? L’implication de l’armée et de son USAMRIID est importante à noter parce que l’armée est sujette à de vieilles rumeurs d’avoir créé le virus Ébola et, à des fins expérimentales, d’avoir implanté le virus artificiel au Zaïre en 1977.
Quand un public insouciant va finalement être mis au courant d’un vaccin contre Ébola, le Global Fund sera mis en charge de sa distribution. De manière également intéressante, Bill Gates a donné 560 millions de dollars au Global Fund. Le Global Fund s’est aussi positionné pour être en charge de la distribution des vaccins “nouvelleemnt développés” mais pas encore annoncés contre la tuberculose et le VIH. Comme le but est la vaccination de tout être humain sur terre, hommes, femmes et enfants, avec des vaccins multiples, la contribution de 560 millions de Dollars des Gates à Global Fund ne sont que menue monnaie comparés à ce qui en est attendu en retour d’investissement. Quoi qu’il en soit, pour l’heure place au virus Ebola.
La direction politique de la crise
J’ai mentionné dans la première partie de cette série ( Part One ) que ma meilleure source d’information au sein de l’armée m’a dit que le Ministère de la Sécurité de la Patrie (NdT: DHS, la Stasi du pays du goulag levant) a pris en compte les plans pour la vaccination obligatoire contre le virus Ebola et l’imposition de la loi martiale. J’ai aussi mentionné dans ma première partie que très peu de policiers et de militaires se rendront en fait compte qu’ils mettent en application une loi martiale, puisqu’ils agiront essentiellement dans le cadre d’une “crise sanitaire”, même contrainte et imposée, qui impliquera plusieurs niveaux de restrictions des déplacements, de mesures de mise en quarantaine pour des segments entiers de la population du pays. Si quelqu’un veut vraiment se rendre compte de la profondeur de cette conspiration et les joueurs qui y sont impliqués, je recommande de visiter le site de Crucell dont j’ai mis le lien ci-dessus.
Les détails opérationnels du programme de vaccination obligatoire seront exposés dans un article à venir.

Article provenant de Résistance 71

11/9 LES PREUVES CONTINUENT DE S'ACCUMULER, LES COUPABLES CONTINUENT DE RIGOLER


BIG BROTHER


NAISSANCE DES PREMIERS ÊTRES HUMAINS "OGM"

NAISSANCE DE BÉBÉS GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS AUX U.S.A. !!!

La naissance des premiers êtres humains génétiquement modifiés du monde a été révélée hier soir...
L’annonce que 30 bébés en bonne santé sont nés après une série d’expériences aux États-Unis a relancé un débat houleux sur l’éthique en matière de science. Jusqu’à présent, deux des bébés ont été testés et se sont révélés posséder des gènes de trois "parents".
Quinze de ces enfants sont nés au cours des trois dernières années à la suite d’un programme expérimental del’Institut de médecine de la reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.
Ces bébés sont nés de femmes ayant des difficultés à concevoir.
Des gènes supplémentaires provenant d’un « donneur femelle » ont été insérés dans leurs ovules avant qu’ils ne soient fécondés pour leur permettre de concevoir.
Des tests d’empreintes génétiques sur deux enfants d’un an confirment qu’ils ont hérité de l’ADN de trois adultes différents – deux femmes et un homme.
Le fait que les enfants ont hérité des gènes supplémentaires et les ont intégrés dans leur lignée germinale (NDLR : lignée formée par la suite des cellules germinales qui subissent la division des chromosomes au cours de leur évolution) signifie qu’ils pourront, à leur tour, être en mesure de les transmettre à leur progéniture.
La modification de la lignée germinale humaine – un bricolage de la nature même de notre espèce – est une technique boudée par la grande majorité des scientifiques du monde entier.
Les généticiens ont peur qu’un jour, cette méthode puisse être utilisée pour créer de nouvelles races d’humains, avec les caractéristiques souhaitées telles qu’une force ou une intelligence accrue.
Écrivant dans la revue Human Reproduction, les chercheurs, dirigés par le pionnier dans le domaine de la fertilisation, le professeur Jacques Cohen (photo ci-dessus), disent que « c’est le premier cas de modification génétique germinale humaine chez des enfants en bonne santé ».
Certains experts ont sévèrement critiqué ces expériences. Sir Winston, de l’Hôpital Hammersmith dans l’ouest de Londres, a déclaré à la BBC hier : « En ce qui concerne le traitement de la stérilité, il n’existe aucune preuve que cette technique vaille la peine. . . Je suis très surpris qu’elle ait même été réalisée à ce stade. Cela ne serait certainement pas autorisé en Grande-Bretagne ».
John Smeaton, directeur national de la Société pour la protection des enfants à naître, a déclaré : « Nous avons beaucoup d’empathie pour les couples ayant des problèmes de fertilité. Mais ce qui semble être une nouvelle méthode dans le processus de la fécondation in vitro afin de concevoir des bébés, conduit à des bébés étant considérés comme des objets sur une ligne de production. C’est une nouvelle et très inquiétante étape dans l’histoire de l’humanité. »
Le professeur Cohen et ses collègues ont diagnostiqué que ces femmes sont stériles car elles possèdent des défaillances dans des structures minuscules de leurs ovules, appelées mitochondries.
Ils ont pris des ovules de donateurs et, à l’aide d’une fine aiguille, aspiré une partie du matériel interne – contenant des mitochondries saines – et injecté celui-ci dans les ovules des femmes qui souhaitent concevoir un enfant.
Parce que les mitochondries contiennent des gènes, les bébés résultant du traitement ont hérité de l’ADN de deux femmes. Ces gènes peuvent maintenant être transmis le long de la lignée germinale maternelle.
Un porte-parole de la HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority), organisme chargé de réglementer la technologie de procréation assistée en Grande-Bretagne, a déclaré qu’il n’autoriserait pas la technique dans son pays car elle implique une modification de la lignée germinale.
Jacques Cohen est considéré comme un scientifique brillant, mais controversé, qui a repoussé les limites des technologies de procréation assistée.
Il a développé une technique qui permet aux hommes stériles d’avoir des enfants, en injectant l’ADN des spermatozoïdes directement dans l’ovule en laboratoire.
Auparavant, seules les femmes stériles ont pu concevoir par fécondation in vitro. L’année dernière, le professeur Cohen a déclaré que son expérience lui permettrait de cloner des enfants – une perspective traitée avec horreur par la communauté scientifique en général.
« Ce serait l’œuvre d’un après-midi pour un de mes élèves », dit-il, ajoutant qu’il avait été approché par au moins trois personnes souhaitant créer un enfant cloné, mais avait refusé leurs demandes.
Source : dailymail.co.uk

samedi 26 juillet 2014

THÉORIE DU GENRE

Pour les parents qui voudraient savoir ce que sont les cours de sexualité qui seront donnés à leurs jeunes enfants, voici quelques extraits du programme prévu:



ENTRE    FRERE     ET   SOEUR  !









AGRESSION    SEXUELLE    DE MINEURS  SUR  MINEURS : 



Ce n'est pas de la masturbation c'est une agression sexuelle que les prof essayent de faire passer pour normal, car l'image tend à faire croire qu'il faut vivre cela .......... COOL. (les bras sous la tête)  



Pour les collégiens : 


En 6 ème vous avez déjà fait l'amour ?  NON !







vendredi 9 mai 2014

Escadrons de la mort de la CIA opèrent en Ukraine

Un article en provenance de "Résistance71"




Des activistes de l’Est de l’Ukraine sonnent l’alarme sur des escadrons de la mort de la CIA opérant en Ukraine

La CIA a renversé les mouvements politiques inacceptables à l’élite financière et politique des Etats-Unis
Kurt Nimmo

8 Mai 2014

url de l’article original:

http://www.infowars.com/activists-in-eastern-ukraine-sound-alarm-on-cia-led-death-squads/print/
 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


Peu de temps après l’invasion de l’Afghanistan par les Etats-Unis, le Pentagone a commencé à se fier à des groupes paramilitaires afghans entraînés par la CIA pour chasser les Talibans et les combattants d’AQ à Kandahar, Khost, Paktia, Paktika et autres provinces du pays. L’Equipe de Poursuite Antiterroriste était modelée d’après les unités des forces spéciales américaines. Elle s’engageait dans plusieurs activités incluant la livraison d’insurgés à la CIA pour interrogatoire. 

Le Groupe des Operations Spéciales de la CIA était impliqué en Afghanistan avant l’invasion et y établissait l’équipe d’élite paramilitaire afghane. “Ils ne suivent pas les règles du jeu parce qu’ils n’en ont pas besoin.” Écrivit Tod Robberson dans le Dallas Morning News en Octobre 2002. “C’est la raison principale pour laquelle les USA préfèrent déployer de plus en plus de troupes paramilitaires de la CIA dès qu’ils se préparent à entrer dans une zone géopolitique chaude comme l’Afghanistan ou l’Irak. Les officiels militaires américains et les analystes de la CIA ont une longue histoire d’envoyer des commandos hautement entraînés dans les endroits les plus dangereux au monde, parfois bien en avance des forces armées conventionnelles, mais souvent à leurs côtés.”

“Au bout du compte, l’aspect le plus important de ces opérations est que personne ne le sache”, a dit au journal Charles Heyman, rédacteur au “Jane’s World Armies” de Londres.

La CIA en Ukraine


Malgré cette règle, il n’est plus un secret que la CIA et le FBI travaillent avec la junte de Kiev mise en place en Février dernier. Le tabloïde allemand “Bild” a raporté dimanche dernier que les agences américaines “conseillent le gouvernement par interim de Kiev sur le comment museler la gronde croissante dans le pays”, d’après le The Moscow Times.

Avant cela, à la mi-Avril, il fut découvert que le directeur de la CIA John Brennan, visita le capitole d’Ukraine. Des spéculations s’ensuivirent du magazine Forbes spéculant que le voyage de Brennan était au sujet de la guerre cybernétique, suggérant que la visite concernait le partage du renseignement.

Considérant l’objectif général en Ukraine, une telle spéculation est à côté de la plaque. Si le régime de Kiev veut éviter la sécession et la mutinerie dans les régions agricoles et industrielles importantes du pays, il utilisera une méthode lourde et brutale, une aide se spécialisant dans la guerre secrète, le meurtre et le terrorisme. La CIA a été spécifiquement désignée pour mener une guerre non conventionnelle derrière le rideau et pour ne pas jouer selon les règles en vigueur.

“Une source proche des agences de sécurité ukrainiennes a dit à l’agence russe RIA Novosti que Brennan est venu à Kiev samedi dernier et a rencontré les chefs de la sécurité ukrainienne avant de rencontrer le ministre ukrainien de l’intérieur et que celui-ci annonce qu’il lançait une opération spéciale contre ceux pressant pour une fédéralisation dans l’Est de l’Ukraine,” a dit la ,” The Voice of Russia le 14 Avril.

La CIA a une longue et sordide histoire de muselage des mouvements politiques, le plus souvent avec violence, mouvements jugés inacceptables pour l’élite dominante des Etats-Unis.

“Les opérations secrètes de la CIA constituent l’effort le plus souvent caché pour mettre un terme à des gouvernements injustes, impopulaires et minoritaires, toujours avec l’espoir qu’une intervention militaire ouverte ne soit pas nécessaire. Plus ces opérations secrètes de la CIA ont du succès et moins les interventions militaires ouvertes deviennent nécessaires et moins on a besoin de réformes,” écrit l’ancien agent de la CIA Philip Agee..

Les fascistes ukrainiens ont été instrumentaux durant la guerre froide
Généralement méconnu du public et jamais mentionné par les médias de l’establishment est le fait que la CIA a une très longue histoire relationnelle avec la faction fasciste ultra-nationaliste qui règne maintenant en Ukraine. Les Etats-Unis ont établi des liens importants avec les groupes emigre ukrainiens et ce dès 1945 au tout tout début de la guerre froide.

Le Strategic Service Unit (SSU), successeur de l’Office of Strategic Services (OSS), pendant la seconde guerre mondiale et le précurseur de la CIA, a appris que des groupes ultra-nationalistes en Ukraine résistaient à l’occupation soviétique après la guerre. Le SSU coopéra avec un bon nombre de groupes ukrainiens opposés à l’URSS, incluant ceux qui avaient collaboré à 100% avec les nazis durant la guerre et arboraient une haine profonde des juifs, des Polonais et des Russes.

En 1949, l’utilisation des Ukrainiens par la CIA est officialisée par Washington. Le projet CARTEL voit le jour en soutien à la résistance à l’URSS et en URSS. Vers 1950, les Etats-Unis discutaient avec les Britanniques pour soutenir plus avant les ultra-nationalistes et leur résistance à l’occupation soviétique.

La CIA “maintint une relation opérationnelle avec les ukrainiens qui fut non seulement le premier, mais aussi un des projets les plus durables des groupes anti-communistes emigre”, écrit Kevin C. Ruffner dans un document déclassifié de la CIA. “Avec le financement de l’agence (CIA), les Ukrainiens ont établi un institut de recherche à New York et ont publié un nombre important de publications anti-soviétiques… Depuis cette base aux Etats-Unis, les Ukrainiens continuèrent leur lutte contre l’oppression soviétique jusqu’à l’effondrement de l’URSS.”

La collaboration de la CIA avec les Ukrainiens d’emigre a continué après la chute de l’URSS et eut le succès de la révolution orange de 2004, incluant des notables comme Kateryna Ioutchenko (née aux Etats-Unis), l’épouse de Victor Ioutchenko, qui fut hissé au pouvoir après la “révolution” fabriquée par l’occident.

“Le candidat d’opposition Viktor Ioutchenko dans l’élection présidentielle ukrainienne, est fermement soutenu par le consensus de Washington”, écrivait Michel Chossudovsky en 2004. “Il n’est pas seulement soutenu par le FMI et la communauté de la finance internationale, mais il a aussi l’aval de la NED, de la Freedom House et de l’Open Society Institute (Soros)”.

La NED est à toute fin utile, l’enfant bâtard de la CIA. “Nous ne devrions pas a voir à faire ce type de boulot secrètement”, a dit le président de la NED Carl Gershman au New York Times en 1986, trois ans après la création de l’organisation subversive. “Ce serait terrible pour les groupes démocratiques autour du monde de se voir financés par la CIA. Nous avons vu cela dans les années 1960 et c’est pourquoi cela ne pouvait plus durer. Nous n’avons pas la capacité de faire cela, et c’est donc pour cela que la NED fut créée.”

“Beaucoup de ce que nos faisons aujourd’hui à la NED était secrètement fait par la CIA il y a 25 ans, “ ajouta Allen Weinstein, qui fut derrière le loi de création de la NED quelques années plus tard.

Tandis que la NED travaille avec des ONG et des “groupes démocratiques” dans des pays étrangers pour renverser des gouvernements ciblés par l’élite financière et politique, la CIA elle, gère le “sale boulot” de la violence contre des cibles spécifiques lorsque des élections échouent ou une contre-révolution commence.

Il serait particulièrement naïf d’assumer que la CIA n’est pas en ce moment même en train de travailler la main dans la main avec ses associés de la guerre froide, les ultra-nationalistes, néo-nazis, qui dirigent maintenant le système de sécurité ukrainien contre l’opposition à leur régime des parties Est et Sud du pays. Cet effort, comme l’a révélé la visite récente de Brennan, est de la plus haute importance à la suite de l’échec cinglant de l’armée ukrainienne d’imposer une règle de junte militaire dans les zones rebelles.

L’action punitive contre la résistance par la CIA et le Secteur Droit (Pravy Sektor)

Iskra-News.info, site de langue russe, pense que la Natsgvardii, la garde national ukrainienne, travaille en étroite collaboration avec le Pravy Sektor sur une “action punitive” contre les activistes de l’Est qui planifient un referendum sur l’autonomie ce dimanche 11 Mai.

“Nous comprenons que les gens sont très motivés, parce qu’ils ont été 3 mois sur la place Maïdan. Ce sont des volontaires. Ils sont d’accord pour défendre l’Ukraine, on va leur donner l’opportunité de le prouver”, a dit le vice ministre de l’intérieur Nicolaï Velickovic au sujet des membres de la Garde Nationale en Avril.

“Kiev doit non seulement faire face à la résistance d’une milice bornée, mais aussi au manque de volonté de l’armée de conduire de vastes opérations. Les soldats n’ont pas assez d’équipmement et de logistique, de véhicules ou de carburant,” stipule un rapport posté sur un site internet d’un des états de l’Est. “Ainsi, le gouvernement compte en grande partie sur la nouvellement créée Garde Nationale et le Secteur Droit militant.” La Garde Nationale et le Pravy Sektor sont directement impliqués avec des mercenaires (NdT: Il a été rapporté que des mercenaires d’Academi/Greystone, ex-Blackwater, sont en Ukraine depuis février/mars… arrivés par avion à Kiev juste après le coup d’état). Ceux-ci incluent la firme américaine ex-Blackwater, Greystone et “30 groupes de sabotage militaire étrangers composés de 4 à 6 personnes, provenant d’Allemagne, de Pologne, des Etats-Unis et de Georgie.”

Un autre site de langue russe, 57.mid, publie un rapport d’Ukraine clâmant que la CIA fait équipe avec le Secteur Droit “afin de maximiser le nombre de pertes parmi la population civile afin de faire oublier le massacre du 2 Mai à la maison des syncicats d’Odessa qui a tué au moins 46 personnes et pour terroriser la population russophone des régions d’Odessa, de Mykolayiv et de Kherson.”

Si ces rapports s’avèrent corrects, il y aura sûrement une vague de terreur et de représailles sanglantes avant le vote du referendum. Les gangs fascistes, galvanisés de haine ethnique et raciale et de mythes nationalistes, se sont liés avec des impératifs néolibéraux dirigés avec une précision redoutable par la CIA ; ceci résultera en une nouvelle crise, potentiellement qui verra finalement une Russie reluctante à intervenir en Ukraine.

“Lorsque l’Inde fut néolibéralisée, des voyous d’extrême-droite soutenus par et même menés par les polices locales, hantaient les rues à la nuit tombée ciblant les maisons des nombreuses personnes de gauche tels les chefs des syndicats-ouvriers, écrivains, journalistes, membres de l’opposition politique et dissidents”, écrit Scott Creighton. “Un grand nombre de personnes furent traînées hors de leur maison et furent battues à mort par les criminels devant leur femme et enfants tandis que la loi regardait et ne faisait rien. Ceci fut fait pour assurer la stabilité du nouveau système néolibéral pour les années à venir.”

La CIA essuya les plâtres de ce type d’attitude meurtrière en Indonésie où elle fit des listes méthodiquement complètes des ennemis (listes qu’elle fit remettre au gouvernement réactionnaire de Suharto), ce qui provoqua la mort d’environ 250 000 personnes par les sbires du régime Suharto.

“Pour la première fois, des officiels américains ont reconnu qu’en 1965, ils ont établi des listes très fournies des opérateurs et sympathisants communistes, depuis les plus hauts échelons de la société, jusque dans les villages les plus reculés. Plus de 5000 noms furent donnés à l’armée indonésienne et les Américains par la suite cochaient les noms de ceux qui avaient été éliminés ou capturés”, Spartanburg, South Carolina Herald-Journal du 19 Mai 1990. (South Carolina Herald-Journal)

Un schéma très similaire semble se dérouler en Ukraine orientale. “Alors, pour en revenir au massacre des dissidents de vendredi à Odessa, ceci vous semble t’il familier ?” demande Creighton, comparant l’attitude de la CIA en Indonésie avec ce qui se passe maintenant en Ukraine.

jeudi 13 mars 2014

UKRAINE, Voir la situation à partir des réalités fournit une vision à l'opposé de celle offerte par les médias officiels

Analyse géopolitique de la situation ukrainienne
(Philippe Gilis)

Voici les principes Sun Tzu des écoles militaires appliqués en Ukraine.

Les gesticulations de la CEE et de l' Otan sont sans importance.

Les plans de Poutine ne s'arrêtent pas en Ukraine . Le cas de la Géorgie de Sakachvili est il réglé ?


Qu’enseigne-t-on dans les écoles de stratégie militaire ? Installez-vous bien dans votre fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans un voyage sur les bancs d’une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la crise ukrainienne en nous servant d’un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans le monde. Ce livre d’appelle : « l’art de la guerre » écrit par le penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu (544–496 avant notre ère). L’idée centrale du modèle de stratégie militaire de Sun Tzu est d’utiliser la ruse pour amener l’ennemi à déposer les armes et se rendre avant même d’avoir commencé à combattre. En d’autres termes, pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne une guerre sans avoir besoin de la combattre, tout simplement en jouant sur la ruse, les bluffs, les fausses informations distillées au bon moment pour désorienter l’ennemi, en donnant de faux espoirs à l’ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner complètement à la fin. Analysons maintenant la crise ukrainienne en étude de cas, comme on le fait dans les écoles militaires. Nous allons nous servir des 10 principales stratégies préconisées par Sun Tzu pour gagner une guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine, qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en cours entre les Etats Unis d’Amérique et la Russie.

1- « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité. » Lorsque vous avez identifié les projets de l’ennemi, pour vous battre, vous devez constamment lui donner l’impression d’aller à contre-courant de l’attitude belliqueuse qu’il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout, ne donnez à l’ennemi aucune chance de vous situer ou de situer votre vraie réaction face à son intention guerrière, que vous devez constamment feindre de ne pas savoir. Dans ce dossier, l’objectif des Occidentaux est celle de partir d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union Européenne pour arriver à l’objectif de l’adhésion pure et simple de l’Ukraine à l’UE. Mais surtout, de faire adhérer l’Ukraine à l’Otan afin de la couper complètement de la Russie et donc, de ne plus renouveler la location de la base marine de Sébastopol en Crimée à l’armée marine russes, c’est-à-dire, de priver la Russie de toute possibilité d’intervention rapide en cas de guerre avec l’Otan, comme les récentes opérations d’intimidation dans les ports syriens lorsque le président Hollande voulait bombarder le pays et égyptiens lorsqu’à la chute du président Morsi, les USA menaçaient l’Egypte de sanction sur les fournitures militaires.

Le président Yanukovych qui est l’homme de Moscou a feint ne rien comprendre quant aux conséquences néfastes de la signature des accords d’association. Et s’est arrêté à la dernière minute. Et c’est en ce moment que les Occidentaux entrent en jeu, en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews une conversation interceptée entre le Ministre Estonien des affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie européenne, les 88 morts de la place de l’indépendance ne sont pas l’œuvre du président Yanukovych mais des paramilitaires de l’opposition, commandités par les membres de l’actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter un coup fatal à la présidence hostile à l’Union Européenne et à l’Otan. Mais comment en est-on si sûr ? Voici à propos, ce que déclare Euronews : « Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces de police anti-émeute et les opposants. » Total : 88 morts.

Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe, mais fait semblant d’être invisible, inaudible, absente. Et laisse faire. Ce qui l’intéresse, c’est reprendre toute la péninsule de la Crimée, mais sans combattre. Comment y parvenir? Ce sont les Occidentaux qui vont lui donner un coup de main, en jouant à une partie d’échec, sans jamais tenir compte des pions que l’adversaire est en train de pousser, lui aussi, mais en cachette. Et pour cela, c’est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va nous apporter plus d’éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise.

2- « Une armée victorieuse l’est avant même de livrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans la bataille et ensuite recherche la victoire. » Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu’en guerre, on n’attaque que lorsqu’on est certain de gagner. Sinon, on attend le temps qu’il faudra que la situation tourne à notre avantage.


Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l’Ukraine, ont défilé durant la révolte, de nombreux politiciens occidentaux, comme le Sénateur américain Mc Caïn le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Le 19 février, nos manifestants dits pacifistes vont lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il y a 26 morts dont 9 policiers. Et voici ce que déclare le président Obama depuis le Mexique où il se trouve en visite officielle : « Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu’il fasse montre de retenue, qu’il n’ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques ». Plus tard dans l’avion de retour du Mexique, selon une dépêche AP, c’est au tour de Ben Rhodes, conseiller spécial du président Obama à faire un point de presse dans Air Force One pour affirmer ceci : « Nous sommes opposés à la violence, d’où qu’elle vienne, mais c’est le gouvernement qui doit retirer les membres de la police anti-émeute, décréter une trêve et entamer des discussions dignes de foi avec l’opposition (…) Il est évident que les Ukrainiens estiment que leur gouvernement ne répond pas à leurs aspirations légitimes à l’heure actuelle ».


Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà entrées dans le piège du président Poutine : ils ont clairement fait leur choix de camp. Par leurs actions et leurs propos, ils ont signé sans se rendre compte la paternité des manifestations sur la place de l’Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent complètement imprévus par les deux camps, mais jusqu’à quel point? Nous allons voir dans la prochaine stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux multiples pseudos victoires temporaires.


3- « Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire, non pas dans les opérations prolongées » C’est à dire que pour un bon stratège militaire, ce qui compte ce sont les éléments pris dans leur globalité, c’est le résultat final de l’ensemble des opérations et non des petites victoires sporadiques au quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns et des autres : à terme, l’Occident veut l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan, afin de priver la Russie de son accès à la Méditerranée. Alors que la Russie veut tout simplement annexer la Crimée pour éloigner une telle éventualité. La Crimée est en effet le seul accès de la Russie en mer chaude.

Ailleurs, au nord, c’est la mer froide et si l’Occident déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une défaite même avant de combattre. Dans les opérations qui vont se succéder à Kiev jusqu’au renversement du président, c’est l’Occident qui semble avoir les meilleures cartes en main, puisque c’est lui qui dicte le tempo des événements, jusqu’au choix des nouveaux dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même s’ils viennent à peine de renverser un gouvernement démocratiquement choisi par le peuple, qu’importe, la démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de ceux qui y croient. Surtout que les élections normales étaient prévues dans un an. Et dans les négociations, le président Yanukovych avait accepté d’anticiper ces élections. Et cela n’a pas suffi au tempo occidental qui l’a fait renverser à peine 24h après la signature de cet accord avec l’opposition. Là, c’est l’Occident qui s’installe dans les opérations prolongées. Moscou est muet.

Le président Poutine est coincé à Sotchi pour les jeux Olympiques d’hiver. C’est la suite des évènements qui nous fera comprendre que ce mutisme était bien calculé. Apparemment, ce qui l’intéressait, c’était la victoire finale et non les opérations intermédiaires.

4- « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer, en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité. » Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l’ennemi dans une plus forte mobilité, afin de l’orienter vers là où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février 2014, c’est la secrétaire d’Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les trois principaux dirigeants de l’opposition Ukrainienne : Oleg Tiagnybok, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la suite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du président Poutine, Sergueï Glaziev déclare : « Autant que nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé les oligarques ukrainiens de les placer sur une liste noire américaine si le président Yanukovych ne cède pas le pouvoir à l’opposition. Cela n’a rien à voir avec le droit international. (…) Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d’Etat. (…) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l’opposition et les rebelles, y compris pour les armer ».

Pour commenter la visite du sénateur américaine Mc Cain sur la place de l’indépendance le 15 décembre 2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la Douma) déclare au quotidien ukrainien, Kievski Telegraf, ceci : « Les représentants de l’Union européenne et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le bras de fer politique en Ukraine. (…) Veulent-ils y établir un nouveau régime colonial ? » Nous constatons déjà à ce niveau que la Russie joue la parfaite diversion. Ayant poussé les occidentaux à être plus mobiles et de se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu’ils ne bougent pas d’un millimètre depuis Moscou, ils arrivent à contraindre les américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C’est dans ce piège que les Russes vont les y conduire et les occuper un bon bout de temps, pendant qu’ils peaufinent en toute liberté et secret, l’invasion de la Crimée.


5- « Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi. ». Le bon stratège doit être insaisissable pour l’’ennemi. Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la rétention de l’information. Et lorsqu’il communique, c’est pour transmettre à l’ennemi une information inexploitable ou fausse.

En Crimée, lorsque le président Poutine fait la seule conférence de presse, le 5/03/2013 admise aux seuls journalistes russes, il jure sur la tête de son arrière grand père qu’il n’a pas de troupes en Crimée. Et que les militaires qu’on voit sans insigne sur l’uniforme, sont en effet, des forces d’Auto-défense locales. Vu de l’Occident, il s’agit d’un mensonge. Mais à bien y regarder, le président Poutine est juste en train de les rouler dans la farine. Et il leur fournit une information capitale qui n’est pas comprise par les stratèges occidentaux. En effet, lorsqu’il nie qu’il n’y a pas de militaires russes, donc étrangers en Crimée, il est en ce moment en train de leur dire qu’officiellement, la Crimée est déjà russe et à ce titre, les forces présentes en Crimée ne peuvent pas être considérées sous l’optique d’une invasion, mais d’une force qui est déjà chez elle, dans sa nation, dans sa république, d’où l’appellation de Forces d’Auto-défense locales. Ce message subliminal n’a malheureusement pas été convenablement analysé et compris par les « stratèges » Occidentaux qui au lieu de se pencher immédiatement sur le cas de la Crimée, ont continué comme d’habitude à faire de la figuration à parler de la désescalade de la tension de la partie russe alors que cette dernière venait de leur signifier qu’elle était déjà passé à la deuxième mi-temps du match qu’ils avaient invité la Russie à jouer.

A Paris, on a transformé une conférence dédiée au Liban à une conférence de sanctions contre la Russie, si elle n’est pas suffisamment gentille et retirer ses militaire de la Crimée pour rentrer dans leur base.
Le lendemain à Rome, on a transformé une conférence pour parler du chaos laissé par l’OTAN en Libye, en un débat pour expliquer à l’opinion publique européenne que l’Europe comptait quand même quelque chose.

On a continué d’organiser des conférences inutiles, à aller et venir entre les capitales européennes et Kiev, alors que le barycentre de la crise s’était déplacé depuis des lustres de Kiev en Crimée. Même un mini-sommet extraordinaire sur l’Ukraine est organisé à Bruxelles le 6/03/2013 et c’est en pleine réunion que le président Poutine va envoyer aux participants un petit cadeau, c’est la dépêche qui tombe sur les téléscripteurs à 12h de Bruxelles et qui dit que le Parlement de la Crimée a voté à l’unanimité le rattachement de la Crimée à la Russie et qu’un référendum pour valider ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard.

6- « Remporter cent victoires après cent batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat. » Un bon stratège n’est pas violent, il n’humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n’a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre de quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d’entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre stoïquement que les événements à Kiev permettent un miracle de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n’étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l’aéroport de Sébastopol, la pression psychologique est montée d’un cran : tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C’est la première fois dans l’histoire qu’on assiste à un sans faute dans l’application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n’y ont vu que du feu.


7- « Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. » Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l’ennemi. Ainsi, il devient d’abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l’action et leur donner le coup de grâce. Une fois sécurisée l’annexion de la Crimée, la Russie sait que l’opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations. Mais alors que ces derniers croient par erreur que le Président Poutine va s’arrêter à la Crimée, ils se trompent.

Il sait qu’il a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices. Le président Obama a annoncé une série de sanctions d’abord sur les visas. On a l’impression qu’il s’agit d’une blague de mauvais goût. En 1994, tu as contrains l’Ukraine à se débarrasser de l’armement nucléaire en lui promettant que s’il est attaqué, tu viendrais à son secours. Et maintenant qu’on démembre son territoire, tu menaces de ne pas donner des visas ? De qui te moques-tu ? En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment c’est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il l’entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux, trahissent au fond leur impuissance.

D’abord parce qu’ils n’ont pas d’argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenge du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d’opérations, si elle continue, dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis. C’est la classique histoire de l’arroseur arrosé.

Toujours Vendredi 7 mars 2014, c’est l’Agence Bloomberg qui fait d’autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu’à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes, la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu’à 160 milliards de dollars d’argent russe. Et la Russie peut geler jusqu’à 242 milliards de dollars d’argent des occidentaux. Selon Bloomberg, depuis Washington, qui a plus à y perdre serait la France dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars dans le plus vaste pays du monde, la Russie, avec ses 17 millions de km2. Le pire, nous vient de la bouche du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : « En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d’autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (…) Si les Etats-Unis gèlent les avoirs d’entreprises publiques et d’investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines. » La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l’ennemi. On peut dès lors parier qu’après la Crimée, elle sait qu’elle pourra annexer d’abord les anciens territoires géorgiens de l’Abkhazie et de l’Ossétie, avant d’avaler toutes les régions de l’est ukrainien russophones qui avaient voté pour le président Yanukovych aux dernières élections présidentielles. Sans oublier bien sûr la région séparatiste de Transnistrie en Moldavie, à la frontière avec l’Ukraine, là aussi à majorité russe et qui demande depuis son indépendance proclamée en 1992, son rattachement à la Russie. Et là nous arrivons à l’autre stratégie de Sun Tzu.


Partie 2

8- « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. » Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l’ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l’ennemi.

Depuis la guerre éclair du mois d’Aout 2008 contre l’allié des USA, la Géorgie avec Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l’Occident. Tu avais fait croire à la Géorgie que tu pouvais l’aider en cas de guerre avec la Russie. Et il a fait ce que tu lui as conseillé. Quand on l’a bombardé, tu n’es pas arrivé. Alors, que vaut ta parole ? L’humiliation de la petite Géorgie par la Russie a été une grosse tache dans la crédibilité des USA et encore aujourd’hui, les deux territoires alors contestés sont de fait sous la Russie. Voilà pourquoi il est facile de prévoir que ce sont les premiers territoires que la Russie va annexer après la Crimée. Cette victoire si facile en seulement 4 jours sur la Géorgie ne suffit pas pour être répétée aujourd’hui en Ukraine, toujours selon Sun Tzu. Et ça, le président russe Poutine l’a très bien compris.


9- « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ». Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n’est pas parce qu’une solution a marché hier qu’elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé le temps à étudier votre stratégie et comment y faire face convenablement. Chaque situation, pour un bon stratège est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques victorieuses sur la Géorgie des bombes tirées par centaines des chars et des hélicoptères de combat. Car il est évident que si en Géorgie les alliés américains s’étaient fait trouver impréparés, rien ne dit qu’une nouvelle fois les trouverait aussi passifs, parce que surpris.

En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais. De la même façon que le président Poutine a été silencieux pour les événements de Kiev, avant d’avaler la Crimée, aujourd’hui, personne ne sait quelle stratégie il a préparé pour les régions russophones de l’est de l’Ukraine. Comme Sun Tsu suggère de ne jamais répéter les mêmes stratégies victorieuses, il y a à parier qu’il a préparé tout autre chose pour avaler les régions de l’est mais quoi ?


10- « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. » Le bon stratège doit toujours avoir en tête 3 soucis : bien maîtriser l’environnement, le terrain de la bataille, connaitre l’ennemi dans ses détails et se connaitre lui-même pour surtout desceller avant l’ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l’anglais. Au même moment, tous les textes et communication entre les membres du FSB, sont exclusivement codés en russe. A la CIA il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l’imposante stratégie russe de la maîtrise de l’anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les américains dans ses plus petits détails. Il existe un réseau composé aussi par russe américains qui, avec le passeport américain, accèdent à tous les postes de l’administration américaine.

C’est ce qui va expliquer que pour le président russe, on a l’impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l’émeut. Sur le plan de l’environnement, la Russie c’est 17 millions de km2, les USA la moitié. Alors que les américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l’Ouest, les russes aux USA, sont repartis sur tout l’étendu des USA. Ils sont devenus des américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d’étudier leurs comportements pour savoir tout, des américains.

Pour revenir en Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n’est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l’impression de s’engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n’importe où sur la planète comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo, où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats Unis d’Amérique.

Et le président Poutine l’a bien compris que de l’autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd’hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces génériques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s’il y a un maître du monde aujourd’hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s’appelle Monsieur Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les USA, il connait bien le terrain, l’Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays depuis la guerre en Libye qu’il cite chaque fois qu’il veut se moquer des stratèges américains qui ont prétendu d’aller installer la démocratie en Libye et aujourd’hui organisent une conférence à Rome pour demander l’aide des russes pour aller y mettre un peu d’ordre.


Le président Obama de son côté, donne l’impression de ne comprendre ni son homologue, russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n’aurait pas suggéré à ceux qu’ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d’un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu’on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les 2 ans entre les dirigeants africains et chinois.

Quelles leçons pour l’Afrique?

Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par communiqué, nous annonce que le président Obama a invité à Washington, 47 chefs d’Etat Africains. Il a pris soin d’en exclure 3 de Centrafrique, Egypte et de la Guinée Bissau, accusés d’être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups d’Etat. Comment expliquer qu’en Ukraine c’est plutôt l’administration américaine qui tente de forcer la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev lui aussi issu d’un coup d’Etat ?

Un coup d’Etat en Europe est-il différent d’un coup d’Etat en Afrique? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l’affaire à la Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des Nations Unies qui tranche et valide la sécession du Kossovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes : « la déclaration d’indépendance du Kosovo n’a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel ». En revanche, la CIJ ajoute qu’elle n’est « pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n’est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d’Etat ».


L’alors ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner va se féliciter de la décision du CIJ en ces termes : « L’indépendance du Kosovo est « irréversible (…) Cet avis affirme clairement que la déclaration d’indépendance du Kosovo n’est contraire ni au droit international ni à la résolution 1244, comme la France l’avait toujours soutenu, et je m’en réjouis ».

Question : Pourquoi l’Occident se réjouit d’alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan et font semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit international et de l’intangibilité des frontières pour l’Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kossovo?

La réponse est que cette équation à géométrie variable est le fond de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour partager les bons et les mauvais points aux candidats naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique, de l’Erythrée au Sud Soudan, la Russie n’a pas aidé la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel état non viable.

Les mêmes qui se battent aujourd’hui contre l’éclatement de l’Ukraine, sont les mêmes qui œuvrent en sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes qui financent les rebellions dans l’Est de la RDC pour demain créer une nouvelle république dans le Kivu.

La Russie n’a pas fini de surprendre les américains. Quel message voulait envoyer les russes aux américains lorsqu’ils ont fait coïncider la date de la fin des jeux para-olympiques d’hiver de Sotchi le 16 mars 2014 et le référendum pour valider l’annexion de la Crimée à la Russie ?


A la différence de la Russie, les africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu’ils soient capables de comprendre que l’Occident est l’ennemi de l’Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard culturel et intellectuel de la population, pour déjà être capable de comprendre qu’il lui faut instaurer un rapport de force avec l’occident dans lequel ses propres points de vue seraient pris en considération. Mais on ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de mendicité institutionnalisé où celui qui tend la main pour recevoir est toujours celui qui obéit à l’autre.

Voilà pourquoi il n’existe à ce jour dans aucun pays africain, un seul projet sérieux pour espionner l’occident. Les africains croient par erreur qu’ils sont les amis des européens et ne se posent jamais la question de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves même si très lettrés. Les chaines de télévision en occident pourrons donner l’impression de haïr le président Poutine ou la Russie, mais il reste un élément que personne ne peut mettre en doute, quelque soit leurs relations dans le futur, ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n’arrivent jamais.

Et c’est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre ces 2 ennemis d’aujourd’hui. Je ne peux pas dire de même pour l’Afrique. Pour qu’on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c’est une condition incontournable avant même de parler de stratégie militaire ou d’espionnage des européens par les africains.

Selon les médias locaux en Crimée, les forces de défense de l’île ont abattu deux drone de reconnaissance US. L’information vient d’être reprise par Novosti . Les drones furtifs s’étaient rapprochés de la région autonome de Crimée pour collecter des informations sur le positionnement des soldats criméens sur la base Torstski Vall. L’un des drones aurait été plus lourd et bimoteur. chacun de ces appareils coûtait quelques 4 millions de dollars...